Lors du conseil municipal du 17 septembre nous avons eu le droit à la présentation orale du projet d’aménagement et de développement durable de la ville (PADD) dans le cadre du travail sur le futur plan local d’urbanisme (PLU), proposé par la nouvelle équipe. Je dois reconnaître que les remarques des minorités et de certains conseillers de la majorité me paraissent fondées :

  • Absence de vision politique ;
  • Absence de prise en compte économique ;
  • Des contradictions.

Sur la forme :

Je ne vous cacherai pas ma déception et ma tristesse face au projet de la nouvelle majorité qui ne m’apparait pas avoir compris l’importance et les conséquences de ce document pour Dinard dans les 10 prochaines années, et qui est résumé dans les images ci-dessous :

Projet Martina Projet Jean-Claude
 

Quelles sont les différences ? Visiblement pas beaucoup et les évolutions dans le texte des pages suivantes sont tellement minimes que j’en viens à me demander si JCM n’a pas la même vision que MCS, un comble pour moi qui me bat sur ce projet depuis trois ans, pendant la période où nous luttions avec le nouveau maire dans le même groupe, contre le projet de l’ancienne municipalité !

Sur la forme déjà on peut s’étonner que pour un document de « politique générale », ce soit un technicien qui ait fait la présentation. À tout le moins, c’était au maire de présenter sa vision de la ville à venir et non M. Borie (que j’ai senti un peu tendu d’ailleurs), qui nous a refait la même présentation qu’il y a … 18 mois ! Et toujours aussi captivante si on se réfère aux mines de certains conseillers municipaux et toujours avec des termes abscons comme … il y a 18 mois. Cette fois-ci, fini la résilience que j’avais dénoncée lors du CM du 30 mai 2016[1] mais qui convenait bien à l’esprit de Martina sur le sujet, place à la « marchabilité » ! Pourquoi pas aussi automobilsation et pédalo-compatibilité pendant qu’on y est. La ville est bien sûr « marchable ». Je fais quasiment tous mes déplacements à pied comme au moins 25% des Dinardais qui n’ont pas de voiture. C’est plutôt un problème de trottoirs. Mais à la place de « trottoirisation », j’espère que notre nouveau conseil et ses nombreux enseignants sauront nous retrouver un mot, pourquoi pas désuet, de notre belle langue française. D’ailleurs pour rendre la ville plus « marchable », commençons par verbaliser les véhicules qui stationnent sur les trottoirs, partiellement ou totalement, mesure pour le moins peu onéreuse pour les finances de la commune, bien au contraire !

On supposera donc que le diagnostic, qui n’a jamais été vraiment réalisé par l’équipe précédente (j’ai toujours estimé que ce n’était qu’un simple état des lieux), est donc partagé par la nouvelle. On supposera, en autres, qu’il n’y a pas assez de places de stationnement, mais on s’étonnera qu’elle envisage aussi la remise en cause du parking Veil. Qu’elle a aussi la même analyse sur la population dinardaise et donc la même vision irréaliste pour l’augmenter sans se poser la question des 190 logements par an du PLH actuel, la même vision concernant la construction à Dinard estimant qu’une petite maison sur un terrain de 250 m² à … 200 000 € (qui ne pourra soit-dit en passant bénéficier d’aucune aide de la CCCE, car dépassant les plafonds permettant d’obtenir des subsides) est abordable pour un jeune couple avec enfants et des revenus moyens !

Le projet politique de la nouvelle majorité n’ayant pas été défini (j’en avais fait la remarque à l’issue des dernières municipales), il en résulte donc que le PADD est quasiment identique à celui de MCS. Avec les mêmes errements, bien sûr, mais en plus des contradictions dans le texte comme l’a fait remarquer l’adjoint au personnel.

D’ailleurs, sur le site de la mairie, les anciens documents de travail côtoient les nouveaux !

Comme je le montre sur les premières images, s’il devait y avoir rupture par rapport à la municipalité précédente, il aurait fallu le montrer sur la forme, en évitant le « copier/coller »  ! Il aurait fallu au regard des délais courts réclamés par les services de l’État et sous couvert « d’apaisement » créer une commission municipale spéciale PLU (que le maire précédent n’avait pas voulu créer non plus !), qui aurait permis de rassembler des personnes qui s’y sont déjà intéressées, notamment l’ancien adjoint à l’urbanisme qui a participé, à sa façon (en particulier en s’opposant sur le PLU), à la chute de l’ancien maire. Cette commission aurait pallié les carence de la commission urbanisme dont quasiment aucun des membres ne s’est vraiment intéressé aux travaux sur le sujet jusqu’à présent, et à qui on demande de mettre en musique un projet pour Dinard qui n’a jamais été réfléchi, ni présenté lors de la campagne et pas plus lors de la séance du conseil municipal du 17 septembre dernier. D’ailleurs, on aura noté lors de la séance du conseil municipal le peu de « mordant » des deux minorités dans le domaine, preuve soit de connivence, soit de manque de connaissance et d’intérêt.

Sur le fond :

… à suivre

 

[1] « La résilience désigne la capacité pour un corps, un organisme, une organisation ou un système quelconque à retrouver ses propriétés initiales après une altération. C’est pourquoi ce terme me parait peu approprié pour une ville, car ce qui a été détruit dans une cité est rarement reconstruit. C’est le principe même d’une ville qui doit savoir se renouveler et évoluer, ce que vous appelez, je cite, « le renouvellement de la ville sur elle-même ».

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