La création de NDDL pourrait conduire à la fermeture de Rennes Saint-Jacques et donnerait à celui de Dinard plus de trafic. Comment l’attirer ? Avec une meilleure visibilité à l’international en particulier grâce à son nom.

Article OF du 5 décembre 2017 :

Je pense que « aéroport Dinard-Mont-Saint-Michel » suffirait. Pleurtuit et Saint-Malo, dans sa dénomination, n’apportent pas grand-chose. Même s’il est installé sur la commune de Pleurtuit, qui reste « inconnue au bataillon » du tourisme, il a accompagné depuis sa création le développement balnéaire de Dinard comme le précise l’article. Saint-Malo est condamnée, entre autres par le barrage et même avant celui-ci, le terrain d’aviation ne desservait pas vraiment cette cité. Je n’insisterai pas non plus sur la mise en retrait de Saint-Malo du projet de parc naturel régional (PNR), autre possible locomotive du développement touristique de la zone.

Le schéma de l’article à ce titre est plutôt explicite d’ailleurs :

La route  en évidence est la RN 176. Le pont au-dessus de la Rance devrait bientôt être mis en 2 X 2 voies facilitant ainsi la circulation. Toujours sur le croquis, et hélas très vrai, le barrage lui est en NOIR, comme les points noirs des bouchons qu’il crée. Pour des tour-opérateurs pressés, le risque sera trop grand de voir des bus bloqués avec le trafic, les travaux, les ouvertures de l’écluse et sans hésiter ils passeront par le chemin qui leur fera tenir leurs horaires. Un plus pour Dinard qui deviendra une « zone d’attente » avant embarquement. Les Malouins n’imaginent pas le stress que représente le passage du barrage quand on veut prendre le train en venant de la rive gauche, le pire étant le dimanche soir entre avril et novembre (j’ai longtemps été un abonné à ces migrations hebdomadaires) !

Vu par le Pays Malouin du 5 décembre 2017

Malgré tout, l’augmentation éventuelle du trafic aérien est une raison supplémentaire qui milite pour la réalisation d’un viaduc pour palier les insuffisances du barrage et d’en l’optique d’attirer des visiteurs. À quoi sert de vouloir développer les liaisons aériennes (et pourtant j’y suis favorable) si on ne peut assurer des transferts sécurisés (en termes de délais) avec la gare de Saint-Malo ou la rive droite de la Rance dans le cadre de la destination touristique.

On constatera que le Pays de Saint-Malo, à travers le Scot (schéma de cohérence territorial), n’a pas pris en compte explicitement les problèmes liés au barrage.

Cet « oubli » est aussi de la responsabilité de la CCCE qui veut vivre sa vie dans son coin. Qu’ont fait l’ancienne maire et la CCCE pour réduire cette « fracture de liaison » ? A priori rien si on lit le SCoT. Visiblement à Saint-Malo et au Pays, ça n’a pas du intéresser non plus. Alors, pourquoi vouloir les inclure dans le nom de l’aéroport pour lequel ils ne semblent pas vouloir s’investir ? Si on souhaite un développement du territoire, il est certain qu’il faut que tous les acteurs se relèvent les manches et surtout arrêtent de « jouer perso ».

 

 

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