La loi NOTRE a imposé le transfert de la compétence promotion du tourisme des communes aux intercommunalités au plus tard le 1er janvier 2017 en lien avec le développement économique du bassin de vie. Seule l’animation touristique n’est pas transférée et peut-être encore gérée par les communes.

Lors du conseil communautaire du 29 mars 2018, et pour la deuxième fois, il a été évoqué le financement de l’office du tourisme intercommunal. À la séance précédente, on s’était étonné du dépassement de budget, en gros 90 000 € de plus pour une enveloppe initiale de 610 000 €, soit presque 15 % !

« Ouest-France » du 3 avril 2018

Cette fois-ci, dans le cadre du budget 2018, la CCCE votait la « subvention » pour l’office du tourisme intercommunal qui a été créé sous la forme d’une association. Pour éviter le dépassement de budget, l’association a donc demandé … 810 000 € (en 2016 « seulement » 425 000 €) ! Visiblement le bureau de cette association, dans lequel siègent des élus de la CCCE, dont son président, doit penser que la communauté de communes est un puits de financement sans fond.

Que croyez-vous que fit l’instance délibérante ? Elle vota une subvention de 700 000 € : 90 000 pour boucher le trou de l’année précédente et 610 000 € au titre de la subvention pour cette année. Et quand certains au conseil, demandent des comptes sur la gestion financière, on oppose le ressentiment des agents et des « bénévoles » (association oblige) de l’OTI au contrôle normal par la CCCE des subventions accordées : circulez les élus, tout va bien, « on » va mettre en place un vrai suivi budgétaire. Eh oui, malgré de telles sommes en jeu, il n’y a pas de suivi budgétaire sérieux. Je trouve cette attitude très peu responsable de la part de certains élus. D’autant plus quand, sans l’avoir dit, on se doute que la subvention initiale ne sera pas suffisante et que, en somme, le bureau de la CCCE manque d’honnêteté  vis-à-vis des conseillers communautaires puisqu’il était bien précisé que c’était la subvention pour 2018 et non pas, en réalité, la première partie de la subvention.

Comportement pour le moins paradoxal du président de la CCCE, qui n’avait déjà pas voulu répondre à la question de AdlB sur l’arrivée d’un village des marques à Cap Émeraude ! Je dénonce régulièrement le fonctionnement opaque du bureau de la CCCE (voir l’encart en bas à droite de l’article de OF).

Pour en revenir à l’office du tourisme, au regard du budget et du nombre de salariés, j’ai toujours estimé que le mode associatif choisi pour cette compétence par le conseil communautaire du 26 avril 2016, sous la présidence précédente, n’était pas sérieux, et qu’il fallait se calquer sur le type de fonctionnement à Saint-Malo agglo : une société publique locale (SPL). La Baule a aussi choisi ce mode de gestion.

Organisation d’office de tourisme intercommunal de Saint-Malo Agglo

https://www.stmalo-agglomeration.fr/tl_files/client/st_malo_agglo/pdf/Tourisme/tourisme.pdf

Les enjeux sont suffisamment importants et la nécessité d’un suivi budgétaire permettant à tous les citoyens de la communauté de communes d’être informés sur l’utilisation de leurs impôts, demandent à ce que le statut de l’O.T.I. de la CCCE soit transformé.

http://www.letelegramme.fr/ille-et-vilaine/saint-malo/tourisme-pas-question-de-jouer-petit-bras-15-10-2016-11255491.php

Faut-il  avoir des inquiétudes sur la gestion de la compétence petite enfance, elle aussi organisée sous forme associative ? L’avenir nous le dira.

 

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