Le président de la CCCE n’a pas aimé les remarques des minorités dinardaises dans de récents articles de Ouest-France. Il félicite néanmoins la majorité actuelle de son investissement. Je veux seulement lui faire remarquer que des membres de la majorité actuelle ont les mêmes ressentiments que les minorités, et que nombre de conseillers communautaires et pas seulement de Dinard se plaignent du fonctionnement de cet organisme. Revenons aux dires du président, chiffres à l’appui.

Les conseillers communautaires

Comme il le rappelle, Dinard a 12 représentants : il « oublie » seulement de signaler qu’en 2014, c’était sur 34 conseillers communautaires et que maintenant il y en a 38, en raison de l’arrivée de Tréméreuc (570 habitants !), mais surtout parce que chaque commune ayant voulu maintenir ses prérogatives et ses élus, il a fallu créer de nouveaux postes. L’État y remettra bon ordre en 2020, comme il l’avait fait en 2014 d’ailleurs. Dans ce cadre, le président « oublie » de dire qu’en 2013, la place laissée à Dinard était de 10 conseillers communautaires pour un total de 42. On rappellera que Dinard représente 40% de la population de la CCCE : bien accueillie Dinard ? Enfin pour finir sur les conseillers communautaires, début 2015, une partie d’entre eux n’avaient pas encore de place dans des commissions près d’un an après leur élection !

Les financements pour la ville

Le président « oublie » seulement que Dinard obtient des financements de la part de la CCCE, comme toutes les autres communes, sans aucun passe-droit, au regard des ressources apportées à la CCCE et du nombre d’habitants. La solidarité communautaire me semble plus aller dans le sens des petites communes pour des projets parfois étonnants au regard de ceux cités pour Dinard par le Président dans l’article. Je rappelle : la supérette du Minihic, les ateliers d’artistes du Plessis-Balisson, le bar-tabac restaurant de Trégon, …. On ne parlera pas de tous les équipements de Dinard utilisés par de nombreux habitants de la CCCE et qu’elle ne veut pas subventionner.

Les déchets

Le président « oublie » que le nombre des ramassages a diminué sur Dinard. D’où les polémiques sur la saleté des villes balnéaires dans la CCCE qui ont conduit à mettre en place les conteneurs enterrés et semi-enterrés, pas seulement à Dinard. Si la CCCE avait maintenu ce qui se faisait précédemment, il n’en aurait pas eu besoin. Il n’y a donc pas maintien de la qualité de service avec la baisse du taux de la taxe ménagère. Il y a d’autant moins maintien de la qualité de service que la CCCE a tenté de supprimer le ramassage des déchets verts et qu’au final, il se réduit à 8 passages au lieu de 20 ! Le président « oublie » aussi que le transfert des agents était obligatoire et qu’évidemment la ville a transmis les financements correspondants. En cas d’erreur, tous les ans, il y a la fameuse CLECT : Commission locale d’évaluation des charges transférées qui vérifie bien que personne ne se fait « léser » dans le transfert des compétences. En revanche, le président a « oublié » de nous dire combien la CCCE avait déboursé pour acquérir la déchèterie ainsi que l’ensemble du matériel : je crois bien en dessous de leur vraie valeur.

Les autres équipements

Le Président nous dit que la CCCE va débourser 700 000€ pour remettre au niveau l’office de tourisme. Il « oublie » seulement que Dinard ne lui a pas demandé de l’acheter avant. Dans ce cadre, on n’oubliera pas que la CCCE a déjà déboursé 3 M€ pour son siège et a prévu dans débourser à nouveau 3 d’ici 2023. Qui y a déjà été et sait où il se trouve ? On remerciera aussi la CCCE qui s’occupe de la mise en place de la fibre optique qui aurait dû arriver à Dinard en 2016 : quelqu’un l’a-t-il vue ?

Parlons « pillage »

Comme beaucoup de communes, Dinard était favorable pour une zone commerciale de 25 ha et non pas de 50 à Cap Émeraude. Résultat : 1/3 de terrains en attente de vente et le déménagement d’activités en provenance des zones d’activité déjà existantes. Et pour les remplacer : la CCCE débourse 500 000 € pour subventionner la venue du nouveau cinéma à la Richardais, ce qui a de fortes chances de faire péricliter, à terme, le festival du film britannique de Dinard. Elle installe dans une zone d’activité économique un collège d’enseignement privé, hors sol, car la première habitation se trouve à 600 m. Et pour faire venir les petits Dinardais, à pied ou en vélo, on « offre » une passerelle à 1 M€ au-dessus de la 4 voies, sans compter le coût des pistes cyclables sécurisées à créer dans les zones commerciales. C’est sûr aussi qu’au niveau protection de l’environnement, priorité de la CCCE, ça va en faire des déplacements en véhicules, quasiment aucun enfant ne pouvant venir à pied. On aura remarqué dans l’article que bien que situé à la Richardais, ce collège compte sur le COSEC et sur la restauration de Dinard. J’espère que la commune saura facturer à sa juste valeur ces prestations à un organisme maintenant extérieur à la ville ! Peut-être pourrait-il effectuer sa propre restauration comme au collège public du Bocage de Dinard et mettre en place, en liaison avec la CCCE, son propre système de bus de ramassage scolaire. À un moment, il faut choisir : on ne peut pas être dedans et dehors !

Et pour finir une petite histoire : il y avait à Dinard, un petit magasin de bricolage, qui ne faisait pas que cela, très connu et bien apprécié des locaux. Au moment de sa retraite, le propriétaire cherche un repreneur et plusieurs candidats se présentent. C’est à ce moment qu’on annonce l’arrivée d’une grande enseigne de bricolage à Cap Émeraude… Le petit magasin est devenu maintenant un immeuble d’habitation. Sûr que les commerces de cette zone commerciale ne concurrencent pas ceux du centre-ville. J’ai d’ailleurs cru comprendre qu’une deuxième boulangerie allait ouvrir là-bas, en plus de celle de l’hypermarché. Le président a « oublié » de le rappeler dans son interview.

 

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