J’écrivais dans mon article du 6 avril dernier, « office de tourisme, navigation à vue » (http://dinard-bretagne.com/?p=5470) au sujet de la subvention de 610 000 € à cet organisme : « D’autant plus quand, sans l’avoir dit, on se doute que la subvention initiale ne sera pas suffisante et que, en somme, le bureau de la CCCE manque d’honnêteté  vis-à-vis des conseillers communautaires puisqu’il était bien précisé que c’était la subvention pour 2018 et non pas, en réalité, la première partie de la subvention.

Comportement pour le moins paradoxal du président de la CCCE, qui n’avait déjà pas voulu répondre à la question de AdlB sur l’arrivée d’un village des marques à Cap Émeraude ! Je dénonce régulièrement le fonctionnement opaque du bureau de la CCCE. »

Je ne m’étais pas trompé :

L’adjoint au tourisme nous avait pourtant bien parlé en avril de la subvention pour 2018 et pas la première partie. Il faut donc rajouter 200 000 € supplémentaires, soit en 3 ans une hausse des dépenses de 90 %. Je rappelle que les transferts de compétence doivent faire au moins aussi bien pour moins cher. Non seulement à la CCCE, les coûts explosent mais quand on entend les représentants de Lancieux ou de Saint-Briac, c’est en plus moins bien qu’avant ! Alors bien sûr, « demain, ça sera mieux », sauf qu’on ne sait pas quand sera demain ni mieux par rapport à quoi.

Pour justifier le montant du budget de l’association qui gère l’office du tourisme, l’adjoint à l’économie nous compare à Saint-Malo agglo donc le budget est deux fois plus important. Il oublie de dire que leur secteur comporte 3 fois plus d’habitants et que Saint-Malo toute seule, c’est presque 2 fois la CCCE en termes de population. Mais là-bas, ils ont mis une structure sérieuse pour gérer les finances dédiées (voir l’article du 6 avril).

J’évoquais aussi dans mon article le comportement du président concernant une question de AdlB sur le « village des marques », à laquelle il n’avait pas voulu répondre mais qui, dès la séance terminée, annonçait au correspondant de Ouest-France qu’il n’y avait pas de projet en cours. Quand on lit le nouvel article, cette fois-ci, il y a une étude en cours mais pas de projet. Il faut plutôt croire que c’est le président de la CCCE qui fait le « forcing » auprès de ce groupe pour vendre ces m² vides à Cap Émeraude (15 ha quand même !). On peut se demander aussi qui finance cette étude si ce n’est les impôts payés en autre par les commerçants dinardais.

Le journaliste de OF écrit en final : « l’intérêt communal de chacun prime souvent sur l’intérêt communautaire. »  Quand l’intérêt communautaire nuit effectivement à ce que font les communes, ou qu’il n’apporte pas le service attendu, les communes ne devraient donc rien dire ? Il n’y a d’abord pas d’esprit intercommunal, je l’ai déjà expliqué dans deux articles (http://dinard-bretagne.com/?p=5380 et http://dinard-bretagne.com/?p=5400) : rappelons-nous, entre autres, le double débat lamentable sur le PLUi. Le budget intercommunal rétrocède beaucoup d’argent aux communes pour leurs propres projets et très rarement en liaison avec l’intercommunalité. Pire « l’esprit communautaire » pousse les élus à promouvoir les mutualisations (chacun apporte ce qu’il a envie ce qui masque les coûts, mais reste maître chez soi) plutôt que les transferts de compétence* avec lesquels on sait tout des coûts et surtout des surcoûts et/ou des prestations moindres (on a déjà eu l’exemple des déchets, maintenant celui de l’office de tourisme, alors quid de « la petite enfance »). Certaines communes estiment que Dinard est mal gérée. Heureusement qu’elle est là sinon, bon nombre de résidents de la CCCE iraient voir ailleurs car Dinard est la seule commune qui proposent des activités (5 000 emplois sur la commune occupés seulement à 1/3 par des Dinardais) et des équipements dignes d’intérêt. À défaut de prise de conscience de « l’intérêt communautaire » des équipements de Dinard, il faudra bien finir par pratiquer des prix différents en fonction du lieu de résidence.

Enfin dernière information pour ce qui est de l’intérêt communautaire : pas de nouvelle de Mégalis qui gère l’arrivée de la fibre optique et donc pas de fibre en 2018 qui aurait dû arriver en … 2016.

 

* : La différence essentielle entre mutualisation et transfert de compétence, est le suivant : dans le cadre d’un transfert de compétences, les communes perdent leurs prérogatives dans le thème donné (perte du pouvoir de décision, de leur autorité sur le personnel), ce n’est pas le cas avec la mutualisation. En effet, les communes continuent de prendre leurs décisions indépendamment, mais peuvent puiser dans les services mutualisés en fonction de leurs besoins

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